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Avant même le coup d’envoi de la Coupe du monde de football 2010 en Afrique du Sud, les instances syndicales internationales tirent un premier bilan positif de la manifestation.

C’était en 2007, au Forum social de Nairobi : en partenariat avec ses homologues sur le terrain, l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois [IBB] lançait un programme mettant à profit la notoriété planétaire de la Coupe du monde de football pour développer la protection et la défense des ouvriers sur les chantiers des stades prévus en Afrique du Sud ! Baptisée « Fair Games – Fair Play » [une compétition géante qui joue le jeu], cette campagne avait pour double objectif d’améliorer les conditions de travail, de sécurité et de rémunération des travailleurs sur ces chantiers, et d’aider les structures syndicales sud-africaines à s’organiser, et à augmenter leur taux de pénétration dans le monde ouvrier.
Pour le couronnement du football, une première sur le continent africain, l’Afrique du Sud a vu grand : cinq stades en construction et cinq autres rénovés pour total de 564’000 places, et un investissement d’un milliard et demi de francs suisses. Soit cent cinquante millions en moyenne par projet, autant que pour le stade de Genève ou le nouveau terrain lausannois, mais pour des infrastructures 20 à 200% plus grandes ! Ce qui signifie que l’Afrique du Sud était prête, mais aussi que le rapport ampleur/budget ne tenait que par des salaires mensuels dans le bâtiment [environ CHF 330.-] inacceptables. D’où la conclusion des initiateurs de la campagne : l’argent existe, il doit aller au bon endroit et y rester !
L’arsenal des mesures proposées était imposant, et leur mise en œuvre pas jouée d’avance, car la situation en 2007, avec des syndicats sud-africains en sous-effectif, peu organisés, mal écoutés, et des chantiers déjà en train selon une tradition ultralibérale d’adjudications, pouvait laisser planer un doute… À quelques semaines du coup d’envoi du WereldBeker 2010, le score est pourtant plus qu’honorable pour IBB, les trois organisations faîtières sud-africaines du bâtiment et les partenaires qui les ont encadrés, dont en Suisse l’Union syndicale suisse et Unia. Aux améliorations de salaires, de conditions de travail et de sécurité, pour certaines ancrées désormais dans les conventions collectives, s’est ajoutée une surveillance accrue de la sous-traitance et du travail temporaire. Quant aux syndicats eux-mêmes, ils ont davantage appris en trois ans qu’au cours des dernières décennies, se partageant tâches et responsabilités, expérimentant pour la première fois en situation d’alliance forte leur pouvoir sur la concertation avec les pouvoirs publics. Impressionnés, les travailleurs, d’ordinaire réticents ou résignés, ont rejoint en masse ces nouvelles structures, auxquelles il revient désormais de savoir les garder. Un beau succès qui n’a pas toujours coulé de source : on a dénombré vingt-six débrayages sur les chantiers, allant de quelques jours à quelques semaines lors du mouvement national de juillet 2009. Mais, satisfaction obtenue, les grévistes repartaient de plus belle, achevant le colossal ouvrage dans les temps. Que ceux qui n’ont jamais marqué durant les prolongations leur jettent le premier ballon !
La FIFA, accusée d’avoir verrouillé toutes les sources de profit liées à la Coupe du monde – et pas le moindre vendeur à la sauvette n’y échappe – s’est donc donné les gants d’offrir deux billets à chaque ouvrier ayant participé aux chantiers, soit plus de cinquante mille tickets répartis sur les soixante-quatre matches du tournoi. Pas mal, dans un pays où l’écrasante majorité de la population envisage, au mieux, des rencontres télévisées, et sur un continent qui n’a pu s’offrir que douze mille places, faute de carte de crédit et/ou d’accès Internet pour les acquérir. Ces billets offerts, d’autant plus disséminés à travers les grandes villes qu’ils correspondent plutôt aux premières étapes de la compétition, ne valent hélas que pour un match précis, parfois bien lointain pour son détenteur illusoirement veinard. Dommage, pour une fois que Blatter faisait le grand seigneur… I
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Ivan Vladislavic, Editions Zoé, Ecrits d'ailleurs, Broché, 2009, 250 pages
Prix : CHF 32.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 2) |
Joachim Barbier, Antoine Derouet, Actes Sud, Actes sud junior, Broché, 2010, 95 pages
Prix : CHF 15.50
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 3) |
Philippe Gervais-Lambony, Le Cavalier Bleu, Idees recues, Poche, 2009, 127 pages
Prix : CHF 18.60
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 4) |
John Carlin, Ariane, Broché, 2009
Prix : CHF 34.50
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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