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Alors que les Anglo-saxons – privilège de « l’Empire sur lequel le soleil ne se couchait pas - goûtent depuis plus de trois quarts de siècle aux fruits savoureux de la littérature indienne, les francophones sont encore nouveaux dans la découverte des traductions : un coup d’œil aux catalogues révèle qu’en français, 70% des publications de fiction indienne ont dix ans ou moins…Mais le retard se comble rapidement, et après s’être contentés, de longues années durant, d’une poignée de chefs-d’œuvre : L’équilibre du monde de Roython Mistry [Albin Michel, 1998], Un garçon convenable de Vikram Seth [Grasset, 1995], ou d’un banal Kama sutra [Trédaniel, 1997], les éditeurs, toutes tailles confondues, mettent doubles ces bouchées épicées ! Par chance, cette nouvelle fringale, très postérieure finalement à la vague hippie, semble relativement à l’abri des dérapages de mode pour deux raisons. L’une est que la productivité des auteurs indiens, si elle éblouit par sa richesse et sa diversité, souffre paradoxalement de blocages en Inde même, censurée par la multiplicité de ses langues d’expression ! Car outre le hindi, le urdu ou le bengali, dont le nom - sinon le son - est familier aux Occidentaux, elles sont une centaine à se partager le sous-continent, dont dix-huit officielles, et encore celles-ci exigent-elles une douzaine d’alphabets différents ! C’est peu dire que le dilemme est donc immense pour les écrivains : leur œuvre doit-elle rendre témoignage de leur culture propre, et courir ainsi le risque de ne toucher – pour les plus répandues – qu’un vingtième à peine de la population du pays, dont se soustraient encore les masses énormes de locuteurs n’ayant aucun accès à la lecture ? Ou bien vaut-il mieux sacrifier à la trompeuse unité de l’anglais, langue-véhicule nullement dépréciée par ses racines coloniales, certes élitiste, mais qui assurera la diffusion dans le monde sinon dans son propre pays ? Alors qu’une poignée de précieux traducteurs, qui devraient être assurés davantage que des rotules de footballeur, se démènent pour traduire au compte-goutte quelques ouvrages en gujarati, télougou ou malayalam, c’est évidemment par le biais d’une version anglaise – sur laquelle les auteurs eux-mêmes n’ont souvent pas de contrôle linguistique ! – qu’un roman entrera en contact avec un éditeur étranger. C’est là qu’intervient, du moins en français, l’autre garde-fou protégeant la littérature indienne de la chasse intensive au best-seller : la passion des éditeurs ! Si la plupart des grandes, ou moins grandes, maisons ont un ou deux titres indiens à leur catalogue [le « noyau dur » étant maintenu en vie depuis des années par les austères L’Harmattan et Connaissance de l’Orient/Unesco], l’amateur comprend rapidement que seuls certains « mordus » ont véritablement construit un fonds indien. Et pas par hasard. Qu’il s’agisse de Picquier, entièrement tourné vers l’Asie et dont l’incursion vers l’Inde était logique, de Buchet-Chastel, dont le directeur éditorial est tombé enfant dans le curry pot, du Cherche Midi dont le sien est devenu « accro » à l’Inde après l’organisation du festival littéraire Les Belles Étrangères, d’Actes Sud, Fayard ou Albin Michel, qui se sont attaché les services d’un spécialiste indien pour accompagner un texte de sa source à sa parution, tous expliquent leur réussite par la persévérance et l’approfondissement. Il est bien rare d’ailleurs que leur catalogue de romans ne soit pas étayé par divers essais, historiques aussi bien que littéraires ou économiques. Ce n’est donc pas simplement une mode, mais un travail de fond important et de grande qualité qui se trouve honoré au Salon du Livre de Paris, où trente auteurs indiens invités [voir nos sélections] - dont une très riche palette d’auteurs femmes - et d’innombrables ouvrages iront à la rencontre du public francophone. Belle fête en perspective ! À propos, sauriez-vous de quelle langue indienne se sont exilés des mots français aussi familiers qu’ananas, catamaran ou pyjama .

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Shashi Tharoor, Seuil, Broché, 2007, 466 pages
Prix : CHF 38.60
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 2) |
Sunil Khilnani, Fayard, Broché, 2005, 362 pages
Prix : CHF 41.10
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 3) |
Lavanya Sankaran, Mercure de France, Bibliothèque étrangère, Broché, 2006, 234 pages
Prix : CHF 33.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 1) |
Udayan Vajpeyi, Cheyne, D'une voix l'autre, Broché, 2000, 91 pages
Prix : CHF 36.10
Disponibilité: Ouvrage indisponible
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| 2) |
Anita Rau Badami, Philippe Rey, Broché, 2007, 334 pages
Prix : CHF 33.40
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 3) |
Upamanyu Chatterjee, Robert Laffont, Pavillons, Broché, 2002, 412 pages
Prix : CHF 36.50
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 4) |
Amit Chaudhuri, Editions Philippe Picquier, Broché, 2006, 234 pages
Prix : CHF 30.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 5) |
Kalpana Swaminathan, Le Cherche midi, Ailleurs, Broché, 2007, 334 pages
Prix : CHF 32.10
Disponibilité: Reimpression annoncee
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| 6) |
Githa Hariharan, Editions Zoé, Ecrits d'ailleurs, Broché, 2006, 221 pages
Prix : CHF 29.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 7) |
Sudhir Kakar, Seuil, Broché, 2005, 291 pages
Prix : CHF 33.10
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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