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« Les Belles Étrangères », qui offrent au public francophone un accès privilégié aux littératures du monde, s’ouvrent cette année à la Colombie !

Santiago Gamboa et Fernando Vallejo marchent sans doute en tête, mais le reste de la délégation n’est pas en reste : les succès récents, en français, d’Un mal sans remède d’Antonio Caballero, du Pays de la cannelle de William Ospina ou de l’Histoire secrète du Costaguana de Juan Gabriel Vásquez ont fait comprendre [si besoin en était] aux Européens qu’il y avait une littérature en Colombie après Gabriel Garcia Marquez, et que la relève était brillamment assurée !
En cette année qui célèbre le bicentenaire de l’indépendance de la Colombie, douze écrivains, romanciers, poètes ou historiens, sont en effet jusqu’au 20 novembre les hôtes des Belles Étrangère, cette invitation de la France ouverte chaque automne depuis 1987 à toutes les littératures lointaines. Durant deux semaines, cette ambassade originale, porteuse d’une belle tradition – outre, donc, Garcia Marquez, les noms d’Álvaro Mutis ou de Luisa Ballestreos-Rosa flotteront forcément sur la manifestation – permettra au public des lecteurs comme au monde du livre de mieux connaître d’écrivains motivés par l’affirmation d’une identité renouvelée, fortement ancrée dans la réalité sociale et politique de la Colombie. Fiers de l’essor culturel de Bogotá, par exemple, ils sont en revanche sans illusion sur les carences de l’État, la pauvreté, la corruption, la mainmise des groupes armés et des narcotrafiquants sur les rouages du pays, la violence subie à tous les niveaux par une population innocente et résignée.
L’objectif des belles Étrangères, qui est non seulement de rencontrer mais de faire traduire et publier les écrivains invités, souffrira sans doute un peu de la situation économique actuelle, la crise ayant inspiré une retenue sensible aux éditeurs en matière de droits étrangers. Et, de fait, certains hôtes, comme l’historien Gonzalo Sánchez Gómez ou le poète Tomás González ne sont pas encore accessibles aux francophones… Leur présence, aux côtés d’auteurs déjà connus de ce côté-ci de l’Atlantique, et d’autres en passe de le devenir, comme Héctor Abad Faciolince, Jorge Franco, Evelio Rosero ou Antonio Ungar, est pourtant le signe que percent leur diversité et la vitalité de cette littérature contemporaine indispensable dans un pays en proie aux conflits récurrents.
Leurs points communs ? La plupart ont tâté de l’exil, plus ou moins volontaire, ont aiguisé leur plume dans le journalisme, ou sont également traducteurs. Qu’ils aient choisi le roman ou se soient laissé choisir par la poésie, comme Juan Manuel Roca, ou par l’histoire, tous sont des témoins, des rapporteurs solidement ancrés dans le XXIe siècle, et dont le périscope ne cesse de balayer le réel tandis que filent les pages. Tous, aussi, sont des hommes, le Centre National du Livre [qui, de Paris, opère la sélection] n’ayant apparemment pas jugé de Colombienne d’un talent suffisamment original ou affirmé pour équilibrer son choix…I
| 1) |
Antonio Ungar, Les Allusifs Editions, Les allusifs, Broché, 2008, 129 pages
Prix : CHF 23.80
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 2) |
Fernando Vallejo, Belfond, Broché, 2007, 159 pages
Prix : CHF 33.70
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 3) |
Juan Gabriel Vasquez, Seuil, Broché, 2010, 310 pages
Prix : CHF 34.60
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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